Au détour d’un jardin j’ai aperçu l’inattendu.
Mes rêves et mes amours ne sont plus seuls.
Je voulais te le dire.
La vie ne s’arrête pas. Sables et cailloux râpent et poncent un imaginaire toujours plus lisse, toujours plus doux, dans un désert de pierre et de ciel, que gardent quelques acacias faméliques.
Ni larme, ni pleur, une simple douleur qui m’aide à exister dans le souvenir de son mensonge. Ne la jugez pas, ne lui en voulez pas… Son parfum et sa beauté poudroient et nourrissent l’espérance d’un idéal dépassé. Laissez-moi vous conter son histoire.
Je vais de paroles en promesses, je n’ai de cesse de me souvenir du bricolage du temps, quand la foudre frappe, quand les tambours roulent, quand le tonnerre gronde.
C’est une journée sans rêve, une marmite vide d’espérance d’où rien de bon ne filtre. Léa a ouvert le jardin secret d’un paradis de rêves et d’utopies où habite un sorcier.
- Tu ne me regardes plus comme avant, tes yeux brillent autrement !
Tout n’est qu’une suite de choses, un enchaînement de séquences accrochées aux aspérités affectives. Depuis tout gamin, je vis suspendu entre veille et sommeil, dans un état de méditation, ignorant de souvenir, incapable de dire, étranglé d’émotion. Aujourd’hui, quelques mots griffonnés dans un carnet suffisent à capturer d’imperceptibles et furtifs moments d’une autre réalité.
- Pourquoi toujours un début d’histoire, pourquoi ?
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