Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 05:42

Le vitrail flotte dans la lumière, je prie et je supplie Marie, j’attends un signe du destin, en vain. En fait, avec un peu de recul, je n’attends rien. Je joue ma vie comme d’autre joue avec des miettes d’espoir pour rendre le quotidien acceptable... 

 

Je m’étonne de tant de beauté. Le train trace son chemin dans un paysage plat, gaufré de champs et de forêts et planté d’éoliennes. Hambourg n’est plus très loin.

 

Ausweis bitte…

 

Pour passer le temps, je ferme les yeux et je somnole. Entre rêve et réalité, dans la fine strate de l’intuition, la calligraphie des verbes raconter et transmettre se révèle. Durant des semaines et aujourd’hui toute la journée, chaque conversation ravive des souvenirs : les théories pour comprendre et anesthésier la peur s’entrechoquent et se font étincelle.

 

Warum, wo für ?

 

Dans mon époque, je me crois fou de vouloir consigner souvenirs,  idées et pensées, sentiments et je ne sais quoi encore. La tâche est considérable, et la confiance, et le courage me manquent, je suis trop fier, il me faut un remède… Utopie tu me tiens !

 

Deflax Company 

 

L’utopie d’une entreprise utile et humaine, mais aussi l’instinct de survie, sèment les premiers concepts.  Comme pour les herbes, il est inutile de questionner l’oracle, pour les savoir bonnes ou mauvaises.

...

 

Par shv
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 23:21

 

 

Il a osé… Mais pour qui se prenait-il ?...

 

- Louise, ton ignorance et  ta beauté te rendront malheureuse.

 

- ?

 

Une gifle ponctua la tirade ; Louise largua son chéri. Ce con de Serge avait dépassé les bornes. Aucune larme ne vint corroder le ravisant minois, aucun chagrin, pour la première fois, Louise vivait l’émotion du devoir accompli et de la sérénité, elle était portée par le flot tumultueux de sa vie, elle vivait dans l’action.

 

Le destin m’a placé au bord d’un chemin de traverse, celui même que Louise allait prendre. J’observais ce bout de femme en silhouette de fil de fer, je la voyais attachée à une fabuleuse histoire. Sans le savoir, le marionnettiste céleste venait de rabouter  quelques fils, qui légèrement raccourcis, distordaient la réalité.

 

Bien des années plus tard...


Mon Serge bien aimé, ma beauté s’est en allée mais je suis toujours aussi ignorante. J’ai souvent pensé aux énormités que tu racontais, surtout quand tu étais bourré. J’espère que tu vas bien. Ne me crois pas malheureuse, je n’ai nul envie d’échanger mon sort et si je devais refaire le chemin je noterai méticuleusement toutes les adresses de mon ancienne vie. Pas une coucherie que je regrette, pas un rendez-vous manqué que je déplore, pas une frustration. Sans détour, sans mystère, maintenant qu’il est parti je peux te le dire : quand nous avons cassé, il y avait déjà quelqu’un dans mon cœur… Ne crois que je te trompais, je vivais dans le déni, je ne voulais pas entendre la musique de l’amour. Aujourd’hui, cet après-midi, j’ai sali mes mains, j’ai pris une poignée de terre que j’ai jeté sur son cercueil, on a enterré Bartolomé. Je ne pleure pas, je ne t’attends pas, je continue mon chemin, ignorante du lendemain et certaine de mon charme. Serge ne change rien, je voulais simplement que tu saches.           

Par shv - Communauté : points de suspension
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 08:13
Sa longue chevelure d’ocre et d’or lui coulait dans la nuque, j’en avais froid dans le dos.

J’ai essuyé une larme, le soleil a fait le reste. J’ai effleuré une rose, je me suis imprégné de son parfum et je me souviens de la douceur de ses pétales. Le temps s’étire et devient infini, et toi tu restes là, au centre de ma vie


Je me moque de cette bouteille à la mer, il n’y a que les enfants pour croire que quelqu’un répondra au message. J’imagine le précieux document qui dérive au milieu des immondices. Je ne crois pas au hasard, mais je crois aux probabilités qui dessinent les contours du monde que je perçois.

 


 

... 

Par shv - Communauté : points de suspension
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 21:51

J’aime les rêveurs et les destins immobiles.

 

Elle portait un manteau vert en laine et alpaga… Mais je hais le vert, alors j’ai habillé Léa en jaune, je l’ai sapé d’une veste en cachemire, douce et chaude, qui s’évase sur un jeans pétrole.  Je m’étonnais de la voir si grande, dressée sur ses escarpins noirs ; sa tête blonde lui faisait une mine pâle, mais quand je décidai de lui faire des mèches mauves, elle retira ses lunettes et le monde se colorait, clair et bleu. Si j’ose dire, c’était Léa au pays des merveilles !

 

Un ciel de brouillard rencontre un paysage de neige et je m’étonne de la perspective disparue. Je tiens dans ma main un billet sur lequel elle a griffonné : « Avec toi j’irai par delà l’horizon de mes rêves. » Il n’y a plus d’horizon et je ne rêve plus, je me suis perdu dans un temps absurde où j’erre parmi les âmes en peine. Absurde, absurde, je secoue ce mot pour en retirer une goutte de lumière.

.../... 

Par shv - Communauté : papierlibre
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 22:21

 

Il se trouve des circonstances où la logique devient vaporeuse, Léa me regarde et me sourit. Le chant des mots caresse mon angoisse et ma curiosité… Je m’étonne de sa chevelure blonde qui flotte dans une bouffée d’alcool.

 

Le message s’appauvrit et disparaît dans un assemblage de bruit et de silence… Le discours du président se change en bouillie !

 

...


Par shv - Communauté : papierlibre
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