Samedi 13 juin 2009
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07:38
Par shv
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Jeudi 11 juin 2009
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22:31
Tout de long, sur le canapé, au salon de la vie immobile, mes pensées se dispersent dans la lumière des songes futiles. L’océan pleure et mes yeux ne sont plus que larme. Je ne dors pas, je ne
rêve pas, je vis ailleurs, je ne sais où, quelque part. Même, pourtant, un frisson court, je sursaute, quelque chose effleure mon corps. Au zénith des lâchetés, j’abandonne, je suis l’étranger
qui saute du pont… La vibration de la musique, de ta voix, les paroles d’un fleuve aussi lisse qu’insaisissable m’emportent et me portent ici, au présent.
J’observe un passant qui interroge le ciel alors qu’un horizon bleu lui répond. Pourquoi ? Dans ce coin de paradis, le monde ne renvoie plus depuis longtemps, l’écho des ruelles étroites où
je courais jadis, enfant. Tout semble parfait, trop peu être … Les couleurs, les traits et les formes m’effrayent tant je les perçoit parfait… La mise en scène et le filtre de la caméra
donnent au décor une réalité de papier glacé.
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Par shv
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Vendredi 29 mai 2009
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Parfois des lettres se posent
Sur les lignes électriques
Le « u » à l’envers
Le « i » par terre
Et on devine ces mots uniques
Amour et Marie.
Par shv
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Jeudi 30 avril 2009
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07:33
J’étais perdu entre illusion et réalité. Avril commençait, quand Julien et Léa ont débarqué dans l’appart étriqué de mon existence. Personne ne les attendait,
c’était comme s’ils n’existaient pas… D’ailleurs, je ne reviendrai pas sur ce point, car ils sont, comme l’univers, comme la vie, ils sont nés de nulle part ; ils sont dans cette impalpable
magie qui nous anime.
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Par shv
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Dimanche 26 avril 2009
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21:49
Un jour d’été, Sebastien détacha du bout de son sécateur une rose, qu’il glissa dans un bouquet magnifique et démesuré et qu’il offrit à
Léa.
Quelque temps plus tard…
Tiens, j’ai une question.
Ah…Et c’est quoi ?
Tu sais, la rose que tu m’as offerte…
Oui, je t’écoute.
Elle a un nom ?
Qui ?
Mais la rose… Tu me prends pour une conne, tu as compris, tu sais.
Madame Bovary…
Un hiver au printemps et c’est le silence qui se répand à perte de raison. Sep essaie une autre route, il se débarrasse de ses projets
inutiles, il abandonne sa carte du monde, il voit comme elle se rétracte, rapetisse et disparaît dans ce qu’il croit être un trou noir.
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Par shv
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