Jeudi 30 septembre 2010
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22:42
Un ciel lavé de fin d’été, avec son rond de lune floquée, fuit le faubourg. Le soleil couchant, d’or et de sang, me poursuit ; je m’en vais, prisonnier d’un
personnage de roman. Depuis longtemps, je rêve ma vie comme une d’histoire acceptable où se promènent des gens qui me ressemblent… Blériot !
Je souris et je me marre, blaireau… C’est mieux ainsi. Tina chante… « Burn »
Esquisse et intrigue, quand la matière brute des livres n’est qu’émerveillement amoureux. Les vacances ont filé, l’automne est à
l’horizon.
Machinalement, je consulte mes mails : pub, connerie et… un message… Quelqu’un a laissé un commentaire sur un blog à l’abandon hors du
temps… Je quitte et je ferme la session.
Les jours ont coulé comme les larmes de la mélancolie et, hormis le boulot, le temps semble arrêté. Je me crois enfermé dans une douleur brûlante
piquée de superstition et de lâcheté : j’ai attendu trois jours avant de lire le commentaire...
Lâcher prise, le bouda nous enseigne que la souffrance nous vient de vouloir posséder. Posséder c’est comme vouloir arrêter le temps. C’est
illusoire !
- Que veux-tu dire ?
- Léa, devant tant de beauté, les bras m’en tombent.
- Et encore… Je ne comprends rien.
- Les mots me manquent, j’essaie de rassembler quelques idées, les mots glissent et fuient dans le labyrinthe du gruyère de mon cerveau, mais heureusement la
trame amoureuse vibre en ta présence et, sans plus de détour, le concept ou le mythe de la beauté dévoré par le loup devient si réel que je revis.